« Suivez le guide ! ». Ce drôle de métier fascine chaque année plus d’un étudiant en tourisme. Et pour cause, après avoir obtenu sa carte professionnelle de guide, les opportunités d’embauche sont vastes : musées, agences de voyages et de croisières, usines de parfums ou cosmétiques, etc. Qu’en est-il réellement de ce job qui fait rêver tout un chacun ? Après avoir lu cet article, vous saurez pourquoi le métier de guide touristique est si passionnant.

1. Partager l’amour de sa ville, de sa région ou de son pays 

Les guides sont assurément les ambassadeurs de leur pays. Avant tout, leur rôle est de mettre  en valeur le patrimoine culturel et historique de leur territoire. 

Les lieux de prédilection du guide touristique

Il existe un panel de thématiques que les conférences ou animations pédagogiques abordent :

  • – l’architecture : les cathédrales, châteaux forts, monuments historiques, etc. ;
  • – l’art : peintures, sculptures, art moderne et contemporain présents dans les musées ;
  • – la culture : danses et chants folkloriques, fêtes en tous genres ;
  • – la gastronomie : plats traditionnels, fabrication et dégustation de produits variés, vins et liqueurs locaux.

Les atouts majeurs pour être un guide hors pair

Bien sûr, le guide touristique est capable de répondre aux questions très spécifiques posées par les voyageurs. Grâce à sa façon de communiquer, ils bénéficient d’informations précieuses sur les us et coutumes du coin. L’interaction, la pédagogie, l’humour, autant de critères qui ne seront jamais pris en compte par une encyclopédie. Il est crucial d’organiser ses circuits de manière approfondie :

  • – étude de la faisabilité et calcul du temps imparti aux visites ;
  • – création des itinéraires à l’aide de cartes IGN ;
  • – adapter son tour à son groupe : personnes en situation de handicap, groupes scolaires, voyages organisés venus de France ou d’ailleurs, etc.

Par ailleurs, il est de bon augure de posséder de belles qualités relationnelles, de savoir renouveler ses connaissances, et d’être réactif !

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2. Obtenir un diplôme qualifiant en seulement 3 ans

Depuis peu, le terme « guide-conférencier » s’utilise. Celui-ci regroupe les 4 entités connues au préalable, à savoir les guides régionaux, nationaux et conférenciers nationaux. Il travaille tout au long de l’année dans l’une des 149 « villes des pays d’art et d’histoire » (VPAH). Le guide conférencier est souvent recruté en CDD et rémunéré à la journée. 

La formation de guide touristique (ou guide-conférencier)

Contrairement à certaines professions, ce métier ne nécessite seulement que 3 ans pour se former :

  • – le BTS Tourisme AGTL, (Animation et Gestion Touristiques Locales) en 2 ans. L’idéal est de se former en alternance afin d’acquérir toutes les ficelles de la profession ; 
  • – la licence Pro Mention Guide Conférencier, diplômante et agrémentée de la fameuse carte de guide professionnelle.

🎓Pour aller plus loin : il est tout à fait possible de continuer avec un Master en Archéologie, Histoire de l’Art, géographie, etc. 

Le sésame des guides touristiques

La carte professionnelle de guide-conférencier fait office de badge sur le territoire français. Elle a deux fonctions intéressantes. L’une est de prouver la légitimité à prendre en charge un groupe. La seconde offre un accès illimité aux monuments historiques et musées de France. Un atout majeur pour les férus d’histoire !

3. Travailler au rythme des saisons

Généralement, les guides sont saisonniers et travaillent 6 mois par an (d’avril à octobre). Par la suite, bien que partir en vacances soit tentant, nombreux sont ceux qui choisissent de « faire des saisons ». En effet, il est tout à fait possible d’enchaîner en station de ski ou de trouver un job à l’étranger. Le temps de travail diffère selon les types de missions :

  • – le guide pour croisiéristes : les tours se déroulent pour la plupart à la ½ journée ;
  • – le guide-accompagnateur de voyages : les tours proposés sont en été, et varient de 1 à 3 semaines ; 
  • – le guide-chauffeur privé : il est nuit et jour à la disposition des touristes qui ont un budget élevé. Le salaire et les pourboires sont conséquents, mais il y a la contrainte de concilier vie de famille et vie professionnelle. 

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4. Rencontrer des personnes incroyables 

Le chauffeur, fidèle compagnon de route

Guide et chauffeur forment un duo de choc : l’un étudie les trajets, prend soin de son bus ; l’autre s’occupe des commentaires et de son groupe. L’autocar, souvent équipé de supports audio visuels, est source d’animations diverses : documentaires sur la région, écoute de chants folkloriques, etc. Les touristes adorent, en particulier lors de longs parcours comme en Norvège. Parfois ronchon, parfois boute-en-train, le conducteur est un allié précieux en toutes circonstances.  

Les touristes, une microsociété dans un bus

Lorsque l’on exerce cette profession, on aime l’interaction. Certaines personnes sont très drôles, chaleureuses et sont source de connaissances intarissables. Les clients proviennent d’associations, de familles, couples ou amis voulant tester le voyage organisé. Le guide est la « maman » de tout ce petit monde. Il sait gérer les impondérables : maladies, individus qui manquent à l’appel, pertes de passeports, retard d’avion, etc. Les circuits sont toujours animés, impossible de s’ennuyer !

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5. Être guide touristique permet de voyager 

Il ne faut pas se mentir : la possibilité de voyager en travaillant est l’un des attraits majeurs de cette profession. De multiples agences spécialisées engagent des guides-accompagnateurs (appelés « tour leaders » en anglais) qui exercent à l’étranger. Pourquoi ? Parce que les touristes n’ont rien à organiser : ils sont rassurés par la présence d’un accompagnateur francophone. Tenez-vous bien : les billets d’avion, les repas, les visites et l’hébergement sont entièrement pris en charge ! Certaines destinations lointaines telles que les Antilles, les Balkans, les pays asiatiques, etc. peuvent proposer les services suivants :

Guides-accompagnateurs 

Premiers levés, derniers couchés ! Ils vérifient les prestations fournies, s’occupent du groupe, étudient les endroits parcourus et créent des commentaires ludiques. Ce sont donc eux aussi des guides touristiques ! Et ce n’est pas tout, ils peuvent être amenés à épauler le chauffeur : routes fermées, panne de bus ou de GPS, etc. 

Accompagnateurs de voyage

Comme le nom l’indique, ils ont l’unique tâche de s’occuper du bien-être des clients. Ils doivent contrôler que tout se déroule de la même manière que sur le programme, et assistent leur collègue, si besoin. L’agence réceptive du pays concerné gère toute la logistique sur place : bus, chauffeur, et guide local. C’est ce dernier qui fait office de guide touristique. L’entraide est de mise pour régler les petits tracas du quotidien.

Vous l’avez compris, être guide touristique est le métier rêvé quand on est passionné par la culture, les voyages et que l’on aime la vie d’aventurier. Mais en réalité, cette profession s’accompagne régulièrement de quelques imprévus :

  • – savoir gérer des agissements assez étonnants pour des adultes ;
  • – être capable de travailler dehors par mauvais temps ;
  • – régler les litiges bagages à l’aéroport, les annulations de vol, les embouteillages, etc.  

Heureusement, les collègues sont souvent là pour nous donner un coup de boost autour d’un bon café ! Vous êtes passionné par une destination en particulier, mais vous êtes plutôt du type sédentaire ? Pas de panique ! Le métier de travel planner promet également une belle carrière dans le tourisme. 

Marjorie Barré